Dans le vaste monde des applications de rencontre comme Tinder, certains profils sortent du lot par leur franchise déconcertante.
Imaginez une jeune femme de 28 ans, prénommée Roxane, originaire du Saguenay au Québec, posant en selfie flou avec son ventre arrondi bien en évidence. Ce profil, capturé et partagé sur les réseaux sociaux, fait jaser depuis quelques années pour ses exigences qui frisent l’ironie.
Roxane ne mâche pas ses mots dans sa bio. « Fils d’orignes
juives ou seychelles, si tu n’es pas l’un ou l’autre cherche pas
plus loin », lance-t-elle d’entrée de jeu, éliminant d’un coup
une bonne partie des Québécois ordinaires. Elle enchaîne avec une
liste interminable : « Pas de trouble anxieux, dépression ou
autre trouble mental. Jamais eu de relation toxique ou abusive.
Jamais trompé ou été trompé. Jamais eu de one night ou f**k friend
». Pour une femme enceinte et visiblement en quête d’un père
de substitution, ces critères sonnent comme un gage impossible.
Elle précise encore ses attentes : un homme sans enfants, stable
financièrement, propre sur lui, sans tatouages ni piercings, et
prêt à assumer son bébé à venir. « Je sais c’est beaucoup mais
c’est comme ça, sinon mess un sort », conclut-elle avec humour
noir. Ce ton direct, mêlé à son état d’enceinte avancée, a propulsé
le profil en viral sur Facebook et sites humoristiques québécois,
divisant les opinions entre amusement et critique.
Ce cas illustre parfaitement les paradoxes de Tinder au Québec,
où la transparence côtoie l’exagération. Roxane assume son ventre
et ses demandes, rappelant que les apps de dating regorgent de
profils atypiques.
