Une Québécoise née en l’an 2000 pose des questions à sa tante qui allait à l’école en 1995

Imaginez une jeune Québécoise de 25 ans, née en 2000, qui découvre avec stupeur le monde scolaire des années 90.

Dans cette conversation hilarante et révélatrice, elle bombarde sa tante – élève en 1995 – de questions sur la vie sans courriels ni cellulaires. « TABARNAK!!!! mais comment vous faisiez??? », s’exclame-t-elle, incapable de saisir un quotidien sans notifications instantanées.

À l’époque, les écoles québécoises fonctionnaient sans technologies numériques omniprésentes. Pour une annulation de cours à 8 h du matin, pas d’alertes : il fallait se lever, marcher jusqu’au local et repérer une note punaisée sur la porte. Les babillards, ces tableaux couverts de feuilles et d’affiches, trônaient dans les couloirs des cégeps et écoles secondaires, annonçant horaires, devoirs corrigés ou événements.

« Desolé je comprends juste pas lol », réagit la nièce, habituée à fouiller ses courriels pour tout : locaux, travaux, exercices. Sa tante explique simplement : on notait tout sur papier, dans un agenda ou une feuille volante. Pas d’accès à distance ; il fallait se déplacer à l’école pour s’informer.

Pour les trucs spécifiques, comme une erreur dans un devoir personnel, rien sur le babillard public. On y trouvait un numéro de téléphone à appeler depuis un poste fixe – les cellulaires n’existaient pas encore massivement au Québec. Une secrétaire ou un prof répondait, aidait de vive voix. « La personne au bout du fil était là pour t’aider », résume la tante.

Dans les années 90, post-Révolution tranquille, le système éducatif québécois misait sur une organisation physique : commissions scolaires, cégeps naissants, sans internet dans les classes pour la plupart. Les élèves mémorisaient ou copiaient les infos sur place, forgeant une autonomie que la génération Z peine à imaginer.

Cette échange met en lumière l’abîme technologique entre 1995 et aujourd’hui. Sans emails ni apps, l’école instillait discipline et présence physique, contrastant avec notre ère de connectivité 24/7. Pourtant, cette simplicité analogique rappelle des valeurs perdurantes : la mémoire, les interactions humaines directes.

Mis à jour le 10 février 2026 10:08 am