Une Lavalloise très active sur les réseaux sociaux fait face à de sérieuses accusations après une intervention à l’aéroport de Montréal.
Elisa-Dominique Velazquez, mannequin et influenceuse de 27 ans, aurait tenté de quitter le Canada avec près de 15 000 $ en argent liquide sans en déclarer la totalité.
Selon les informations rendues publiques, elle avait d’abord déclaré 5 000 $. Les enquêteurs affirment avoir découvert 14 755 $ canadiens et 274 $ américains dans ses bagages. L’argent aurait été saisi le 26 décembre 2025, avant une enquête de plusieurs mois.
Sur Instagram, où elle est suivie par plus de 21 000 personnes, Elisa-Dominique Velazquez se présente comme mannequin. Ses publications montrent des vêtements de grandes maisons, des voitures de luxe et des séjours dans des hôtels cinq étoiles à Dubaï.
La Gendarmerie royale du Canada affirme que l’influenceuse aurait omis de déclarer le montant réel qu’elle transportait avant de prendre un vol vers la Turquie. Elle a plaidé non coupable. Son procès est prévu en janvier 2027.
Il n’est pas interdit de voyager avec une grosse somme d’argent. Toutefois, quiconque quitte le Canada ou y entre avec 10 000 $ ou plus, en espèces ou en instruments monétaires, doit le déclarer à l’Agence des services frontaliers du Canada.
Ce seuil comprend les dollars canadiens, les devises étrangères, les chèques de voyage, les mandats et d’autres effets semblables.
« Chaque voyageur est responsable de sa propre déclaration », précise l’Agence des services frontaliers du Canada.
Une omission peut coûter cher. Les sommes non déclarées peuvent être saisies, et des pénalités varient entre 5% et 50% de la valeur saisie, selon l’agence.
Les autorités n’ont pas révélé pourquoi la jeune femme souhaitait se rendre en Turquie avec une telle quantité d’argent liquide. L’origine des fonds n’a pas non plus été rendue publique. Rien n’indique donc, à ce stade, que cet argent serait lié à une activité criminelle.
L’accusation porte sur l’exportation d’une somme supérieure à 10 000 $ sans déclaration, en contravention de la Loi sur le recyclage des produits de la criminalité et le financement des activités terroristes.
« Elle n’avait donc pas déclaré le montant réel d’argent qu’elle transportait », a expliqué la caporale Marie-Pierre Guertin, de la GRC, au Journal de Québec.
Elisa-Dominique Velazquez n’a pas répondu aux questions des médias au moment de la publication de l’information. Sa version des faits pourrait toutefois être présentée devant la cour lors des prochaines étapes judiciaires.
En attendant, l’affaire rappelle que les réseaux sociaux peuvent afficher le luxe, mais que les déplacements avec de grosses sommes d’argent demeurent étroitement encadrés.
