Quand on crée du contenu, on s’attend parfois à être inspiré par les autres. Mais que faire quand on croit reconnaître ses propres idées, ses mises en scène et même ses légendes chez quelqu’un qu’on connaît?
C’est la situation dénoncée avec émotion par l’influenceuse québécoise Sarah Lemire, active sur TikTok sous le nom @sarahlemire4.
Dans une première vidéo, Sarah Lemire explique avoir découvert que la nouvelle conjointe d’un de ses ex reproduirait environ 80% de son contenu. Les deux femmes n’auraient pas non plus les mêmes goûts artistiques.
La créatrice affirme que les similitudes touchent ses stories, ses carrousels de photos, ses vidéos et les légendes qu’elle rédige. Elle souligne aussi que l’autre femme évolue dans la création de contenu et possède une audience sur Instagram, ce qui transforme la situation en enjeu professionnel, selon elle.
« Je fais quoi, genre? », lance-t-elle dans la vidéo, visiblement bouleversée.
Après avoir reçu plusieurs demandes de preuves, Sarah Lemire a publié une seconde vidéo plus détaillée. Elle y compare notamment un carrousel réalisé en collaboration avec un salon de coiffure de Trois-Rivières : une alternance de selfies et de photos au lavabo, accompagnée d’une légende sur le changement de coiffure.
Elle affirme qu’une publication similaire, liée à un salon situé à environ dix minutes de chez elle, aurait repris ce même visuel et une légende très proche. Elle présente aussi une vidéo où l’on voit ses pieds dans le sable près de l’eau, avec le texte « This is what happiness sounds like ».
Selon elle, l’autre créatrice aurait publié une vidéo presque identique, avec les mêmes pieds dans le sable et une formulation semblable. Elle évoque aussi une story réalisée pour un studio de L’Assomption, puis une publication apparue deux jours plus tard avec, dit-elle, le même texte au même endroit et les mêmes émojis.
Le dernier exemple concerne une collaboration avec le studio Vela, à Blainville. Sarah Lemire dit avoir conçu elle-même une vidéo mettant en scène une bouteille d’eau levée devant un miroir, avec le texte « POV : You try these barre classes ».
Elle affirme qu’une vidéo similaire aurait ensuite été publiée, mais avec des cours de spinning plutôt que des cours de barre. La légende aurait aussi commencé par « Where the girls are having fun », une expression qu’elle dit avoir utilisée dans sa propre publication.
« C’est mon contenu, c’est pas une trend, c’est moi qui l’ai créé », soutient-elle.
Sarah Lemire annonce déjà une deuxième partie à sa série. L’histoire relance une question qui touche plusieurs créateurs : jusqu’où va l’inspiration avant de devenir une copie?
