Un homme très connu au Québec pète sa coche sur les stations-services AVEC service

Il voulait simplement faire le plein, mais un préposé s’est déjà approché de son auto, pistolet en main. Simon Plamondon, voix bien connue des Québécois, a vécu un moment si gênant qu’il en a fait un éditorial sur les réseaux sociaux.

Dans une vidéo partagée sur TikTok, Simon n’y va pas par quatre chemins : il n’aime pas qu’on vienne faire le plein à sa place. Son problème n’est pas le geste en soi, mais tout ce qui l’entoure. Sans argent comptant, il se sent coincé entre deux mauvaises options.

@simonplacroix

S’il accepte le service sans laisser de pourboire, il craint de passer pour radin. S’il refuse l’aide, il a l’impression d’empêcher un travailleur de gagner son pain. « Soit je t’empêche de travailler, soit je ne te paye pas », résume-t-il, avec un humour un peu amer. (via PetitPetitGamin)

Son irritation a explosé lorsqu’une employée est arrivée avant même qu’il ait mis un pied hors de son véhicule. Elle tenait déjà le pistolet et lui a demandé si elle devait faire le plein. Pris de court, il a dit oui. Avec le recul, il aurait préféré répondre : « Non, merci, je vais m’en occuper moi-même. »

Simon précise qu’il ne donnerait jamais cinq dollars pour un plein. Selon lui, un ou deux dollars, si on les a sur soi, représentent déjà un geste raisonnable. Mais dans une époque où plusieurs personnes ne portent presque plus d’argent liquide, la situation devient vite inconfortable.

Il ne blâme pas les employés. Il comprend qu’ils offrent un service prévu par leur employeur. Le vrai nœud du problème, c’est l’attente sociale qui accompagne ce service : doit-on laisser un pourboire, combien, et que faire quand on n’a rien à donner?

« Je préfère le faire moi-même. Merci », a-t-il conclu. Une phrase simple, mais qui ouvre un débat bien québécois sur les petites interactions du quotidien.

@simonplacroix

Les stations avec service existent toujours au Québec, notamment dans certaines régions et pour des clientèles qui apprécient l’aide à la pompe. Pour les aînés ou les personnes à mobilité réduite, ce service reste pratique.

Mais pour d’autres, il transforme un arrêt banal en moment de pression sociale. On arrive fatigué, on veut payer et repartir, puis on doit soudainement calculer une somme à laisser à un inconnu. Ce n’est pas le prix de l’essence qui dérange : c’est le malaise.

La solution de Simon est claire : demander poliment à faire le plein soi-même. Une réponse directe qui respecte le travailleur tout en évitant la gêne. Parce que personne ne devrait se sentir cheap pour mettre de l’essence.

Mis à jour le 30 octobre 2026 12:41 pm