Julien Médusa explique pourquoi il ne met aucun argent de côté

Alors que plusieurs Québécois sacrifient sorties et petits plaisirs pour remplir un compte d’épargne, Julien Médusa choisit l’inverse.

Le bijoutier affirme ne pas croire à l’argent gardé de côté pour un avenir incertain. Pour lui, la vraie richesse se vit maintenant. Dans ses propos, l’entrepreneur assume une philosophie qui peut déranger : depuis deux ou trois ans, il ne cherche plus à accumuler pour accumuler. Il dit ne pas vouloir « enterrer » son argent avec lui, contrairement à ceux qui empilent actions, placements et comptes de retraite sans vraiment profiter de la vie.

Julien Médisa

Son message est brut, mais il touche une corde sensible. Beaucoup travaillent fort, mettent chaque dollar de côté, puis se demandent un jour pourquoi ils n’ont jamais vraiment vécu. Julien Médusa oppose à cette logique une idée simple : les profits doivent servir à créer des moments, pas seulement à grossir un chiffre bancaire.

« Je ne garde rien de côté, je m’en crisse », résume-t-il sans détour, comme une confidence entre amis plutôt qu’un discours de financier.

Le fondateur de Bijoux Médusa n’est toutefois pas étranger à la notion de valeur. Il dit ne détenir ni CELI, ni REER, ni actions. En revanche, il mise sur l’or et les bijoux, des biens tangibles liés à son univers professionnel.

Ce choix n’est pas anodin. L’or représente pour lui une sécurité différente : visible, physique et facile à comprendre. Plutôt que de confier son patrimoine à des produits financiers abstraits, il préfère une richesse qu’il peut voir, porter, revendre ou transmettre.

Son entreprise s’est d’ailleurs bâtie autour de cette idée de valeur concrète. Medusa mise sur des bijoux en or et diamant, avec des certificats d’évaluation garantissant leur authenticité, selon l’entreprise.

Julien Médusa

Ne rien épargner peut sembler risqué, surtout quand les imprévus arrivent vite : perte d’emploi, maladie ou réparation majeure. Les conseillers financiers rappellent souvent qu’un coussin d’urgence reste essentiel.

Mais son discours n’est pas seulement une apologie de la dépense. Il dénonce une anxiété collective : celle de gens qui gagnent bien leur vie, mais vivent mal parce qu’ils craignent de manquer. Selon lui, certains accumulent sans jamais se demander s’ils sont heureux.

La leçon n’est pas d’imiter son absence totale d’épargne. Elle est plutôt de trouver un équilibre : mettre assez de côté pour dormir tranquille, sans transformer chaque dollar en source de stress.

Julien Médusa rappelle une vérité inconfortable : l’argent doit avoir une utilité. S’il ne procure ni sécurité, ni plaisir, ni liberté, il devient seulement un nombre. Et pour lui, un nombre ne vaut pas une vie pleinement vécue.

Mis à jour le 24 octobre 2026 9:31 am