Une rupture amoureuse ne se passe pas uniquement dans la tête. Le corps aussi réagit, les habitudes changent et l’absence de l’autre peut devenir extrêmement difficile à supporter.
Alicia Moffet s’est ouverte avec beaucoup de transparence sur les moyens qui l’ont aidée à traverser sa séparation avec Fred Robichaud, en comparant cette période à une forme de sevrage.
Alicia Moffet
Selon Alicia, la fin d’une relation entraîne un manque très concret. Après avoir partagé son quotidien avec une personne, on doit soudainement composer avec son absence, son odeur, ses câlins, ses messages et toute la vie construite à deux.
Cette comparaison l’a aidée à mieux comprendre ses réactions. Au lieu de voir son envie de contacter Fred comme une preuve qu’elle devait absolument retourner vers lui, elle a commencé à l’interpréter comme un « craving », c’est-à-dire une envie intense et temporaire.
« Tu es littéralement en sevrage de la personne. Ton corps se détoxifie de cette personne-là, de la sensation, de son odeur et de l’image de la vie que tu avais. »
Cette façon de penser lui a permis de prendre une certaine distance avec ses émotions. Elle savait que certaines actions pouvaient lui procurer un soulagement immédiat, sans nécessairement l’aider à aller mieux à long terme.
Résister au soulagement qui retarde la guérison
Dans les moments les plus pénibles, Alicia aurait parfois voulu écrire à Fred, le revoir ou simplement recevoir un câlin. Elle reconnaît que ces gestes auraient probablement fait du bien sur le coup.
Mais elle les voyait comme une solution temporaire. Un message ou une rencontre pouvait calmer le manque pendant quelques heures, tout en la ramenant ensuite au point de départ. Pour éviter ce piège, elle se rappelait qu’elle devait laisser du temps à son cœur et à son corps pour s’adapter.
« Je vais juste me sentir bien à court terme, mais je ne vais pas aider ma guérison. »
Cette réflexion ne rend pas la rupture facile. Elle permet toutefois de ne pas confondre le manque avec une décision réfléchie.
Alicia Moffet
Alicia insiste aussi sur l’importance de ne pas rester enfermé seul avec ses pensées. Même lorsque l’énergie manque, sortir de la maison peut faire une différence : aller souper, prendre une marche, voir un ami ou appeler un parent.
Elle reconnaît que c’est plus facile à conseiller qu’à appliquer. Pourtant, chaque petite sortie devient une victoire. L’objectif n’est pas de faire disparaître la peine instantanément, mais de recommencer tranquillement à vivre en dehors de la relation.
Son expérience rappelle qu’une rupture se traverse rarement en une seule grande décision. Il faut plutôt avancer par petites étapes, accepter les journées difficiles et chercher du soutien au lieu de porter le poids du chagrin seul.
