Julien Médusa tente de clarifier les raisons qui, selon lui, ont poussé Rolex à intenter une poursuite contre Bijoux Medusa.
Dans une vidéo, il affirme que le litige ne concerne pas des montres entièrement fausses, mais plutôt des modèles Rolex authentiques auxquels son entreprise ajoute des diamants et d’autres éléments décoratifs.

Pour illustrer son point, Julien montre une montre dont les principales composantes seraient originales : la couronne, le boîtier, le bracelet, le mouvement et le fond. La seule modification visible serait l’ajout de diamants. Il soutient que Bijoux Medusa ne fabrique pas de fausses Rolex, mais personnalise des pièces existantes.
«Tout est original dessus : la couronne, le boîtier, le bracelet, le mouvement, le fond. Elle est juste sertie de diamants», explique-t-il dans la vidéo.
Julien affirme que ce type de personnalisation existe déjà dans plusieurs grandes villes, notamment à New York, Los Angeles, Miami, Toronto et Montréal. Il cite aussi des ateliers connus qui modifient en profondeur des montres de luxe. Selon lui, Bijoux Medusa serait visée parce qu’elle occupe une place importante dans le marché canadien.
Dans son analyse, Julien croit que Rolex chercherait à envoyer un message à l’ensemble de l’industrie. Il avance que la marque aurait choisi de poursuivre un acteur très visible afin d’inciter d’autres entreprises à la prudence.
«Si moi, je perds, les autres vont avoir peur aussi autour de moi», résume-t-il. Cette interprétation représente toutefois la position de Julien et non une explication confirmée par Rolex ou par la Cour.
La poursuite soulève effectivement des questions plus larges que la simple présence de pierres précieuses. Rolex affirme que certaines montres vendues par Bijoux Medusa comporteraient des cadrans ou des composants non authentiques. La marque reproche également à l’entreprise d’utiliser son nom et son image d’une façon pouvant créer de la confusion auprès des clients.
Bijoux Medusa conteste ces allégations et maintient que ses montres sont authentiques. Le tribunal devra déterminer si les modifications, la présentation des produits et l’utilisation de la marque respectent les règles applicables.

Julien se demande pourquoi Rolex ne s’attaque pas à d’autres entreprises qui personnalisent des montres. Il estime que plusieurs acteurs offrent des services semblables sans être poursuivis de la même façon.
Des décisions étrangères montrent toutefois que la personnalisation peut être permise dans certains contextes, tout en demeurant contestée lorsqu’elle devient une activité commerciale ou qu’elle crée une impression d’association officielle.
Le dossier est encore en cours et aucune conclusion finale n’a été rendue. Julien Médusa devra maintenant présenter sa défense, tandis que Rolex devra démontrer ses prétentions devant le tribunal.
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