Julien Médusa répond une nouvelle fois aux commentaires qui l’accusent de vendre de fausses montres.
Dans une vidéo publiée après l’annonce de la poursuite de Rolex, l’entrepreneur demande aux médias et au public de faire attention aux mots utilisés pour décrire son entreprise. Il affirme que les pièces vendues par Bijoux Medusa sont authentiques et que le dossier concerne plutôt la personnalisation de certains modèles.
Julien Médusa
Julien explique que plusieurs entreprises travaillent sur des montres haut de gamme afin de les modifier. Il cite notamment Artisans de Genève et d’autres ateliers qui changent le boîtier, le bracelet ou certains composants.
Selon lui, ces entreprises sont connues dans le marché de la personnalisation. Il estime donc que l’ajout de diamants sur une montre authentique ne devrait pas automatiquement être présenté comme frauduleux.
«Moi, je rajoute des diamants, je suis venu comme un méchant parce que je suis un des plus gros au Canada», affirme-t-il. Julien reconnaît que Rolex souhaite protéger son image, mais insiste sur le fait que les montres vendues par son entreprise seraient authentiques.
La poursuite de Rolex ne porte toutefois pas uniquement sur la question de savoir si une montre contient une vraie marque. Elle soulève aussi des questions concernant la modification, la présentation et la revente de produits portant les signes distinctifs de l’horloger suisse. Dans une décision précédente, la justice a distingué la personnalisation faite pour le propriétaire d’une montre et la commercialisation de modèles modifiés.
Bijoux Medusa conteste les accusations et soutient que ses produits sont authentiques. Rolex devra néanmoins présenter ses arguments, tandis que Julien et son entreprise déposeront leur défense devant le tribunal. Aucune conclusion définitive n’a encore été rendue dans leur dossier.
Julien affirme que la présence d’éventuelles fausses montres aurait déjà été dénoncée par des clients si son entreprise en vendait depuis longtemps. Il estime que les réactions actuelles sont amplifiées par la controverse entourant son Streamfest de Miami.
Julien Médusa
Cette affirmation demeure toutefois son opinion personnelle. L’absence de plaintes publiques ne permet pas de confirmer l’authenticité de chaque pièce. Les preuves présentées devant la Cour auront davantage de poids que les déclarations publiées en ligne.
En prenant la parole, Julien souhaite surtout empêcher que le mot «contrefaçon» soit utilisé comme une conclusion déjà établie. Il demande au public d’attendre la suite du processus judiciaire avant de juger son entreprise.
Le dossier devrait maintenant avancer dans un cadre officiel. Jusqu’à ce qu’une décision soit rendue, les accusations de Rolex et la défense de Bijoux Medusa doivent être présentées comme des positions opposées, et non comme des faits définitivement prouvés.
