Karine St-Michel n’a pas attendu que son parcours soit parfaitement compris pour en parler.
Dans un extrait du podcast On s’connaît pas tant que ça, la créatrice de contenu revient sur son récent diagnostic d’autisme et sur une enfance marquée par les suivis et les étiquettes. Son récit frappe par sa franchise : elle a longtemps senti que quelque chose n’était pas compris.
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À l’animateur qui lui demande si cette découverte est récente, Karine répond oui. L’évaluation a été réalisée en neuropsychologie, alors qu’elle était suivie en psychiatrie pendant son enfance et son adolescence. Elle précise que plusieurs diagnostics lui ont été attribués à différents moments de sa vie.
Ses parents avaient compris très tôt que leur fille vivait des difficultés particulières. Karine raconte qu’ils ont tenté de trouver une explication à des comportements qui les dépassaient, en consultant et en conservant les documents de son parcours.
Un document scolaire a particulièrement retenu son attention. En troisième année du primaire, Karine aurait passé l’année à éviter l’école, allant jusqu’à fuguer et refusant d’y retourner. Le directeur avait préparé un plan détaillé pour faciliter sa réintégration, avec des règles et des tâches adaptées.
Le texte devait expliquer à l’enfant qu’elle avait une maladie et qu’elle devait agir d’une certaine façon à cause de celle-ci. Avec le recul, cette formulation montre surtout à quel point les adultes cherchaient une réponse avec les connaissances disponibles à l’époque. Elle révèle aussi le poids d’une enfance où la différence était décrite comme un problème à corriger.
Pour Karine, cette évaluation ne résume pas son identité. Elle offre plutôt une nouvelle clé de lecture. Des souvenirs difficiles, des réactions incomprises et des suivis qui n’apportaient pas toutes les réponses peuvent maintenant être regardés autrement.
« Il n’y a jamais un moment de ma vie vraiment que mes parents se sont dit : ma fille est comme normale. Jamais. » Cette phrase rappelle que les diagnostics tardifs ne surgissent pas de nulle part. Ils mettent parfois un nom sur une réalité observée depuis l’enfance.
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Son témoignage pourrait rejoindre des adultes qui se reconnaissent dans ce décalage : avoir longtemps cherché ce qui n’allait pas, tout en essayant de fonctionner comme les autres. Karine ne présente pas son diagnostic comme une excuse. Elle le partage comme une vérité enfin formulée, capable d’apporter de la compréhension et peut-être un peu de paix.
En racontant son histoire sans maquiller les épisodes douloureux, Karine St-Michel ouvre une conversation sur les diagnostics reçus tardivement. Son parcours rappelle qu’une personne ne se résume jamais à une étiquette, mais qu’un mot juste peut parfois changer la manière de relire toute une vie.
@onsconnaitpastantqueca Cette semaine, @karinestmichel ♬ son original – Onsconnaitpastantqueca Podcast
