Jocelyn Grégoire reconnaît avoir tenu les propos qui ont choqué, mais conteste avoir posé les gestes évoqués. Invité au podcast de Hugo Girard après le reportage d’Enquête sur les influenceurs immobiliers, le fondateur des Mordus de l’immobilier présente sa version.
Au cœur de ses explications : une histoire de chauffage interrompu, qu’il affirme avoir transformée en anecdote exagérée lors d’une soirée entre investisseurs. Une distinction que l’animateur questionne directement.
Selon son récit, l’événement remonte à 2017 et concerne un immeuble de 16 logements. Alors qu’il célébrait son acquisition, un locataire aurait signalé une panne de chauffage vers midi. Le service aurait été rétabli à 16 heures, soutient-il. Il nie avoir volontairement privé les occupants de chaleur pour obtenir leur accord à de nouvelles conditions.
Grégoire explique avoir raconté cette histoire plusieurs fois pendant une activité sociale liée à son réseau immobilier. À chaque reprise, il aurait accentué le récit pour divertir les participants. Il reconnaît maintenant que cette manière de présenter les choses était déplacée, tout en affirmant qu’il ne décrivait pas une méthode réellement appliquée.
Ces explications constituent sa version des événements. Ça ne permet pas de confirmer indépendamment les circonstances de la panne ni les échanges avec les locataires.
Une personne reconnue dans son milieu peut influencer les autres, même pendant une rencontre informelle. Il souligne aussi que l’extrait donne davantage l’impression d’une technique racontée sérieusement que d’une tentative d’humour.
Grégoire admet avoir manqué de jugement. Il présente ses excuses pour sa façon de raconter l’anecdote, mais maintient n’avoir jamais utilisé cette stratégie. Concernant l’immeuble évoqué, il affirme avoir proposé à des occupants de déménager dans des logements rénovés, avec de nouvelles conditions, sans les obliger à accepter.
Au fil de l’entretien, le propriétaire affirme recevoir des menaces de mort depuis la diffusion du reportage. Il raconte également que les réactions ont affecté sa conjointe. Ces conséquences sont rapportées selon son témoignage, sans vérification indépendante dans les documents fournis.
Il souhaite maintenant participer à des discussions réunissant propriétaires, locataires, municipalités et autres intervenants. Questionné sur une éventuelle démarche contre Radio-Canada, il ne confirme pas vouloir entreprendre de poursuite à ce stade de sa réflexion.
Son passage chez Hugo Girard expose donc une défense précise : reconnaître des paroles déplacées tout en niant les pratiques qu’elles semblent décrire. Pour évaluer cette réponse, il importe de distinguer les excuses exprimées, les affirmations du propriétaire et les éléments qui resteraient à vérifier auprès des autres personnes concernées.
Voici le podcast intégral:
