Félix d’Occupation Double brise le silence et lance un message clair à Cory Albert

Félix, grand gagnant d’Occupation Double Chypre, réagit au reportage d’Enquête sur les pratiques de certains investisseurs immobiliers, dont Cory Albert.

Son message est clair : condamner les abus ne suffit pas si l’on ignore la crise qui les rend possibles.

Le reportage Influenceurs immobiliers : des portes à tout prix a révélé qu’un immeuble de 29 logements à Saint-Georges, en Beauce, devait être acheté pour environ trois millions de dollars. Les loyers devaient passer de 625 $ à 1 100 $ par mois.

Félix ne minimise pas la violence de cette stratégie. Il qualifie de « dégueulasse » le fait de s’en prendre à des personnes vulnérables. Plusieurs résidents ont exprimé leur peur de perdre leur logement.

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Depuis, Atlas Société Immobilière a retiré Cory Albert de la transaction après les révélations du reportage.

Mais Félix va plus loin. Selon lui, les acteurs malhonnêtes sont « interchangeables » tant que le système récompense celui qui fait grimper les loyers. Une telle hausse peut rapporter environ 165 000 $ par année et augmenter la valeur de l’immeuble.

Le paradoxe, selon Félix : les tactiques dénoncées peuvent être légales, mais elles restent destructrices. « La forte croissance démographique au Canada, la hausse des revenus et les faibles coûts d’emprunt ont stimulé la demande de logements », indiquait la Société canadienne d’hypothèques et de logement.

Félix rappelle aussi un chiffre qui fait mal : à Saint-Georges, le taux d’inoccupation locative serait d’environ 1%, alors qu’un marché équilibré se situe plutôt autour de 3%. Sans option abordable ailleurs, le locataire perd son pouvoir de négociation.

L’offre, elle, est restée relativement stable alors que la demande a explosé. En 2023 et 2024, le Canada aurait compté environ cinq nouveaux arrivants pour un logement nouvellement construit. Ce déséquilibre nourrit les hausses agressives et les pressions sur les locataires.

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Sous sa vidéo, plusieurs Québécois réclament davantage de coopératives, de logements hors spéculation et une refonte des règles.

Félix ne vise pas seulement Cory Albert. Il invite le public à regarder la structure du marché : trop peu de logements, trop de pression sur les ménages et trop peu de conséquences pour ceux qui exploitent cette vulnérabilité.

Son intervention frappe parce qu’elle vient d’une figure populaire. Elle ramène le débat à une question simple : un logement est-il d’abord un toit pour vivre, ou une machine à produire du rendement?

Tant que la réponse restera floue, les Cory Albert d’aujourd’hui seront remplacés demain. Et les locataires continueront de payer le prix.

Mis à jour le 29 octobre 2026 9:40 am