Cory Albert brise le silence et met les choses au clair suite au reportage d’Enquête à Radio-Canada

Après le reportage d’Enquête à Radio-Canada, Cory Albert a reçu une vague de critiques.

L’influenceur immobilier répond pour corriger ce qu’il considère comme des impressions laissées par le documentaire et pour distinguer ses paroles de celles d’une ancienne collaboratrice.

Dès le début de sa vidéo, Cory Albert est clair : Gabrielle Borgia n’était pas son employée, mais une collaboratrice externe. Selon lui, plusieurs personnes ont associé les propos choc du reportage à son entreprise, alors qu’ils ont été tenus lors d’une rencontre à laquelle il n’a pas participé.

Cory Alert

« Je ne savais pas ce qu’elle avait dit jusqu’à ce que je voie le reportage et ses propos ne sont pas les miens. », affirme-t-il. Il dit avoir été choqué et avoir décidé de se dissocier d’elle, car parler ainsi de locataires ne correspond pas à ses valeurs.

Il reconnaît que le reportage avait le droit de le mettre de l’avant. Ce qu’il conteste, c’est l’impression que la coercition ou l’intimidation lui seraient attribuées. Il soutient qu’il ne fonctionne pas ainsi et que seuls certains extraits de sa réponse ont été retenus.

Le documentaire montrait un complexe de 29 logements à Saint-Georges, en Beauce, où les loyers moyens étaient présentés à environ 625 $ par mois, avec un objectif de les porter à 1 100 $. Cory Albert explique maintenant qu’il ne procédera pas rapidement à une rénovation majeure de l’immeuble.

Il précise que cette décision ne découle pas de la pression médiatique. Après avoir analysé le dossier avant d’être contacté par Radio-Canada, il aurait conclu que l’état du bâtiment ne justifiait pas de gros travaux à moyen terme. Il comprend la peur des résidents, notamment des personnes âgées, des étudiants et des travailleurs immigrants. Il promet de leur envoyer une communication claire sur ses intentions.

Il ajoute que le montant de 5 000 $ mentionné dans le reportage n’était qu’un exemple : les offres de résiliation se situeraient plutôt entre 12 000 $ et 20 000 $, selon lui. Il insiste : personne n’a été forcé d’accepter une entente.

Cory Albert

Cory Albert veut aussi corriger un point : l’immeuble vétuste mentionné serait situé sur la rue Pie-IX, à Montréal. Il dit n’y détenir que 4% des parts et agir comme investisseur passif, sans participer à la gestion quotidienne. Il refuse d’être associé à des taudis.

Il termine en rappelant que la crise du logement ne peut pas être réduite à un seul groupe. « Il est trop facile de pointer du doigt un groupe comme le seul et unique coupable d’une situation dont les véritables causes sont bien plus larges et complexes. », estime-t-il. Pour lui, le débat doit inclure les forces économiques du marché.

Mis à jour le 25 octobre 2026 10:17 am