Claudie Mercier a vécu un petit cauchemar après avoir partagé une astuce de station-service qu’elle croyait banale. En bloquant la gâchette du pistolet à essence avec une planchette, elle a déclenché une vague de messages lui rappelant que le geste est interdit au Québec. Dans un extrait du podcast Nouvelle Génération, elle explique avoir d’abord découvert ce « truc » auprès d’un préposé au service au volant, avant de se sentir jugée par ses abonnés.
Elle raconte qu’elle avait filmé le moment avec enthousiasme, persuadée d’avoir trouvé une solution pratique pour tenir le pistolet sans rester appuyée sur la gâchette. Puis les messages privés ont commencé à pleuvoir : le geste serait illégal. « Je ne savais pas que c’était illégal », admet-elle, visiblement soulagée aujourd’hui d’en rire.
Sous la vidéo, les commentaires ont montré à quel point le sujet divise. Plusieurs internautes ont affirmé ne pas connaître la règle, tandis que des camionneurs ont expliqué que le blocage peut être risqué si le mécanisme d’arrêt automatique du pistolet ne fonctionne pas correctement. D’autres ont souligné que la pratique reste courante ailleurs au Canada, ce qui alimente la confusion.
Au Québec, les dispositifs de verrouillage des pistolets à essence sont effectivement interdits. Le guide automobile Guide de l’auto rappelle que ces pinces, réintroduites dans plusieurs stations Petro-Canada ailleurs au pays, ne peuvent pas être utilisées au Québec pour des raisons de sécurité.
Le risque principal est simple : si le pistolet reste bloqué et que le système ne coupe pas l’écoulement, l’essence peut déborder. Même avec un débit maximal réglementé à 38 litres par minute, une fuite ou un déversement près d’un véhicule reste un danger. Le règlement fédéral encadre justement ce débit pour les pistolets utilisés dans les véhicules routiers.
Claudie a surtout retenu une leçon de gestion publique de ses erreurs. Plutôt que de se justifier longuement ou de supprimer la vidéo dans la panique, elle propose d’assumer rapidement : reconnaître l’erreur, corriger l’information et passer à autre chose. Une approche qui résonne particulièrement dans un univers où une publication anodine peut devenir un sujet de débat en quelques heures.
Pour les automobilistes québécois, la consigne demeure donc claire : ne pas utiliser une planchette, une bouteille ou tout autre objet pour bloquer la gâchette. Restez près du véhicule, surveillez le remplissage et laissez le mécanisme de sécurité du pistolet faire son travail.
Claudie Mercier a peut-être voulu partager une astuce, mais elle a surtout rappelé quelque chose d’utile : sur les réseaux, une bonne intention ne remplace pas une vérification. Et parfois, le meilleur contenu n’est pas celui qu’on publie, mais celui qu’on apprend à ne pas répéter.
@nouvellegeneration.tvr9 Que faire lorsqu’on réalise avoir partagé une erreur en ligne? 😬 @Claudie Mercier raconte avoir partagé en ligne un geste qu’elle ignorait être illégal. Devant les réactions, elle rappelle l’importance de reconnaître ses erreurs et de les assumer. 🎙️ Retrouvez l'épisode 02 — Création de contenu, réseaux sociaux & anxiété, sur TVR9endirect.com @mdj4f #TVR9 #NouvelleGeneration #MDJ4F #ClaudieMercier #ReseauxSociaux ♬ original sound – Nouvelle Génération
