Georges St-Pierre n’a pas oublié la pandémie. Invité au podcast d’Éloïse Boies, l’ancien champion de l’UFC a raconté avec une colère encore vive comment les mesures sanitaires l’ont placé dans des situations absurdes, jusqu’à lui coûter une amende de 6000 $.
Le Québécois explique d’abord qu’il disposait d’un statut de travailleur essentiel parce qu’il commentait des événements de l’UFC. Son travail l’obligeait à voyager à l’international, alors que ses revenus dépendaient en bonne partie de contrats à l’étranger. Pourtant, à chaque retour au pays, il dit avoir senti que les règles ne tenaient pas compte de sa réalité.

Une quarantaine qui défiait la logique
GSP se souvient surtout des exigences liées aux arrivées par avion. Même avec un test négatif, il devait selon lui se rendre dans un hôtel autorisé pour y attendre ses résultats. Il affirme que le prix lui semblait gonflé et que l’attente sur place créait exactement ce que les mesures voulaient éviter : des files de voyageurs entassés les uns contre les autres.
« Quand tu arrivais dans l’hôtel, tu étais dans une file d’attente avec plein de monde tassé », raconte-t-il. Pour lui, l’ironie était totale. Il préfère alors rentrer directement chez lui et y respecter sa quarantaine, loin de la foule. Mais refuser l’hôtel lui aurait valu des sanctions.
Le gouvernement fédéral avait effectivement imposé, pendant une partie de la pandémie, une séjour de trois nuits dans un hôtel approuvé aux voyageurs aériens, en attendant les résultats de leur test à l’arrivée. Cette obligation a pris fin en juillet 2021. Les agents pouvaient aussi émettre des contraventions allant de 100 $ à 5000 $ en cas de non-respect des règles frontalières.
« Quelle stupide loi »
L’ancien athlète n’épargne pas non plus le couvre-feu québécois. Il rappelle avoir été arrêté par la police alors qu’il circulait avec son papier de travailleur essentiel. Selon lui, le fait qu’un commentateur sportif doive justifier ses déplacements pendant cette période relevait du non-sens.
« Quelle stupide loi », lâche-t-il dans l’entrevue. Ses propos rejoignent une frustration largement partagée au Québec, où plusieurs citoyens ont contesté la rigueur des mesures, leur application inégale et leurs conséquences sur la vie professionnelle.

Georges St-Pierre avait déjà critiqué publiquement la gestion de la pandémie. En 2022, il avait déclaré à Theo Von qu’il avait été « furieux » de voir la manière dont les libertés individuelles avaient été encadrées au Canada.
Aujourd’hui, l’amende de 6000 $ reste pour lui le symbole d’une période où les règles semblaient parfois déconnectées du terrain. Son message est clair : il ne conteste pas l’idée de protéger la population, mais il refuse qu’on impose des mesures sans tenir compte des circonstances réelles des gens.
La fois que GSP s’est pris 6000 $ d’amende pendant le COVID…
Entrevue disponible en commentaire. https://t.co/Kko3DHYSsh— EloVeutSavoir (@EloVeut) October 13, 2026
