Olivier Primeau explique pourquoi un diplôme en marketing ne sert à rien

Un bac, une maîtrise ou même un doctorat en marketing ne garantit rien aux yeux d’Olivier Primeau.

Dans une conversation franche, l’entrepreneur québécois affirme que ce qui compte vraiment, c’est de comprendre une vision, de s’entendre avec la personne qui la porte et d’être capable de la faire vivre sur le terrain.

Olivier Primeau

« Si je m’entends bien avec toi, j’ai ta vision, je t’engage », résume-t-il. Pour lui, les diplômes ne sont pas un critère décisif. Il va même plus loin : « Le trois quarts du monde, chez nous, ils n’ont aucune études. » Une déclaration qui bouscule l’idée selon laquelle il faudrait un parcours universitaire pour réussir dans le marketing ou l’entrepreneuriat.

Olivier Primeau ne cherche pas un mur de diplômes. Ce qui l’intéresse, c’est la capacité d’une personne à saisir une direction, à s’y reconnaître et à contribuer avec énergie. Dans ses entreprises, la compatibilité humaine et la compréhension du projet semblent peser plus lourd que les titres académiques.

Cette approche s’explique par son parcours. L’homme d’affaires, connu notamment pour le Beachclub de Pointe-Calumet, le Groupe Midway et Beach Day Every Day, a bâti sa carrière dans l’action : gestion d’épiceries, événementiel, restauration, boissons et médias numériques. Sur son profil professionnel, il décrit d’ailleurs sa formation comme « l’Université de la vie » et l’entrepreneuriat.

Son message n’est pas que l’éducation est inutile. Il souligne plutôt qu’un diplôme ne remplace pas le jugement, l’instinct commercial et l’alignement avec une vision d’entreprise. Dans un secteur où les tendances changent vite, savoir exécuter compte souvent davantage que réciter une théorie.

Interrogé sur ses visions, Olivier Primeau précise qu’elles ne sont pas « assez fou », mais qu’elles sortent de l’ordinaire. Selon lui, cette différence vient du fait qu’il ne dirige pas une entreprise ordinaire. Son univers mêle divertissement, marques, produits de consommation et communication directe avec le public.

Cette posture explique pourquoi il valorise les personnes capables de comprendre une ambition non conventionnelle. Un employé peut avoir toutes les compétences techniques, mais s’il ne partage pas la direction du projet, la collaboration risque de rester superficielle. À l’inverse, quelqu’un de moins scolarisé, mais aligné avec la mission, peut devenir un atout majeur.

C’est aussi une leçon pour les jeunes qui hésitent à se lancer. Plutôt que de chercher uniquement la bonne formation, il faut apprendre à démontrer sa valeur : comprendre un marché, proposer des idées concrètes, exécuter rapidement et prouver qu’on peut créer des résultats.

Olivier Primeau

Pour les gestionnaires québécois, la réflexion d’Olivier Primeau soulève une question pratique : faut-il embaucher le meilleur diplômé ou la meilleure personne pour le projet? Sa réponse est claire. Il privilégie l’entente, la vision partagée et l’aptitude à contribuer réellement à la croissance.

Cette philosophie rejoint son rôle récent d’envoyé spécial auprès des PME pour la Coalition avenir Québec, où il parcourt la province pour rencontrer des entrepreneurs et comprendre leurs enjeux, notamment le manque de main-d’œuvre.

Le message peut surprendre, mais il force à réfléchir. Un diplôme ouvre des portes, mais il ne remplace pas la capacité à comprendre une vision, à s’adapter et à livrer. Pour Olivier Primeau, la vraie question n’est pas « Quel titre as-tu? », mais plutôt : « Es-tu capable de faire avancer ce projet avec moi? »

@cpm_clipss Diplôme VS Vision : Ce qui compte vraiment pour réussir ? 🤔 Les études ne font pas tout, la vision est clé ! Dis-nous en commentaire : quelle est ta plus grande vision ? Like et abonne-toi si tu es d'accord ! #Vision #Succès #Entrepreneuriat #Motivation #Diplôme ♬ son original – CPM CLIPS

Mis à jour le 11 octobre 2026 11:12 am