Pourquoi certaines personnes travaillent sans arrêt, mais n’arrivent jamais à accumuler? Dans une vidéo publiée sur TikTok, Mathieu Routhier avance une réponse qui risque de faire réagir.
Selon lui, le problème ne vient pas seulement de la hausse du coût de la vie. Il se trouve aussi dans nos habitudes: dépenser maintenant, remettre l’épargne à plus tard et espérer que la situation se règle un jour. (via PetitPetitGamin)
Depuis la pandémie, plusieurs dépenses ont augmenté: logement, alimentation, transport et services. Le budget est donc plus difficile à équilibrer. Cela dit, Mathieu Routhier remarque que certaines personnes ont conservé les mêmes réflexes qu’avant, même lorsque leur réalité financière a changé.
On continue d’aller au restaurant, de changer de voiture ou d’acheter des produits non essentiels, puis on place la différence sur une carte de crédit. Le problème, c’est que le crédit transforme une dépense ordinaire en dette coûteuse. Selon l’Agence de la consommation financière du Canada, une carte peut appliquer un taux de 19% sur les achats courants.
Le paiement minimum permet de repousser le problème, mais il ne le fait pas disparaître. Chaque mois, une partie du revenu sert alors à payer le passé plutôt qu’à construire l’avenir.
Le créateur donne ensuite un exemple simple. Une personne qui possède 100 000 $ et obtient un rendement de 10% accumule 10 000 $ sans travailler davantage. Ce rendement pourrait ensuite servir à financer une dépense, à rembourser une dette ou à être réinvesti.
Son idée centrale est claire: il faut épargner avant de dépenser, et non attendre de voir ce qui reste à la fin du mois. «Tu investis en premier, puis après ça, tu dépenses», affirme-t-il dans la vidéo.
Cette logique ne signifie toutefois pas que tout le monde peut mettre de l’argent de côté facilement. En 2025, le taux d’épargne des ménages québécois s’établissait à 8,2%, selon l’Institut de la statistique du Québec. Le même document indique aussi que les dépenses moyennes atteignaient 97 430 $ par ménage en 2023.
Dire que les Québécois sont pauvres serait pourtant exagéré. Les réalités varient énormément selon le revenu, l’âge, le logement et le patrimoine familial. Statistique Canada indiquait qu’au troisième trimestre de 2025, les ménages les plus riches détenaient 65,5% de la valeur nette totale au pays, contre seulement 3,1% pour les 40% les moins fortunés.
Pour avancer, une première étape consiste à automatiser un petit montant le jour de la paie. Ensuite, il faut rembourser les cartes à taux élevé, suivre les dépenses pendant 30 jours et augmenter progressivement l’épargne. Même 25 $ par semaine peuvent créer un réflexe durable.
Le message de Mathieu Routhier est provocateur, mais il soulève une question utile: combien de nos dépenses sont réellement choisies? La richesse ne dépend pas seulement du salaire. Elle se construit aussi dans les décisions répétées, surtout celles que personne ne remarque.
@mathrouthier Pourquoi autant de Québécois travaillent fort… sans jamais réussir à accumuler? 🤔 Le coût de la vie augmente, le crédit devient une béquille et l’épargne passe toujours en dernier. Pourtant, bâtir sa liberté financière commence par un réflexe simple : se payer en premier et investir avant de dépenser. Besoin d’un plan adapté à ta réalité? Écris-moi pour en discuter avec un conseiller en sécurité financière. 📩 #FinancePersonnelle #Investissement #LibertéFinancière #Québec #ÉducationFinancière #Argent #CSF
