Le débat sur les arts plastiques au Québec prend une nouvelle tournure.
Patricia Paquin vient de faire parler d’elle avec une publication Instagram aussi simple qu’éloquente, survenue en plein cœur de la controverse déclenchée par Maripier Morin. (via PetitPetitGamin)
Patricia Paquin
Vendredi, l’animatrice a partagé une courte vidéo dans sa story Instagram. La séquence, d’à peine quinze secondes, montre simplement ses mains tournant les pages d’un spicilège intitulé « Mes premiers dessins 2003-2004 ». L’album rassemble des créations réalisées par son fils Benjamin Gratton lorsqu’il était tout jeune.
Aucun commentaire, aucune explication. Juste cette image. Mais dans le contexte actuel, le message est limpide : ces dessins d’enfant ont une valeur. Une valeur sentimentale, une valeur éducative, une valeur qui dépasse largement leur apparence.
La publication arrive quelques jours seulement après que Maripier Morin ait déclaré en ondes que les cours d’arts plastiques « ne servent pas tant que ça » et qu’elle était « tannée de ramasser les cochonneries de bricolage » de sa fille de 4 ans. Les propos de la coanimatrice des Filles du lunch sur Rythme FM ont immédiatement enflammé les réseaux sociaux québécois.
En choisissant de montrer ces précieux souvenirs familiaux au moment où le débat fait rage, Patricia Paquin semble avoir voulu rappeler, avec une élégance toute en retenue, que les créations des enfants méritent d’être conservées et chéries.
L’histoire prend une dimension supplémentaire quand on se souvient que Patricia Paquin a été écartée de son rôle de coanimatrice aux Filles du lunch il y a presque exactement deux ans. C’est Maripier Morin qui avait pris sa place à l’époque, un départ que Patricia n’avait pas choisi et qu’elle avait annoncé avec émotion sur les réseaux sociaux.
Elle avait même confié à l’émission Jeannot BBQ qu’elle aurait quitté son poste par solidarité si c’était Marie-Eve Janvier qui avait dû partir, se décrivant comme étant « drette comme une barre ». Ce contexte ajoute une couche supplémentaire à cette publication qui, bien que silencieuse, résonne fortement.
Ce qui frappe dans cette intervention, c’est la manière dont Patricia Paquin a choisi de réagir. Pas de longue tirade, pas d’attaque directe, pas de mention explicite de Maripier Morin. Juste un souvenir familial partagé au bon moment, laissant les images parler d’elles-mêmes.
Patricia Paquin
Plusieurs internautes ont rapidement interprété cette story comme une façon subtile de rappeler l’importance des arts plastiques dans le développement des enfants. Derrière chaque dessin, chaque « cochonnerie de bricolage », se cache peut-être le futur artiste, le futur créatif, le futur adulte qui aura développé sa motricité fine, son intelligence émotionnelle et sa persévérance grâce à ces moments.
Au-delà des flèches lancées entre animatrices, le vrai enjeu reste celui de la place des arts à l’école. Les arts plastiques ne sont pas une matière récréative ou secondaire. Ils participent pleinement au développement des jeunes Québécois et contribuent à former des individus plus créatifs, plus nuancés et plus capables de réflexion.
La publication de Patricia Paquin, même si elle ne mentionne aucunement la controverse, rappelle que ces créations d’enfant ont une valeur bien plus grande que leur apparence. Et parfois, quinze secondes de vidéo suffisent pour envoyer un message plus puissant qu’un long discours.
