Hélène Boudreau, mieux connue sous le pseudonyme « La Fille de l’UQAM », vit depuis plusieurs années une situation bancaire qu’elle décrit comme cauchemardesque.
En 2021, BMO refuse de lui ouvrir un compte business, puis ferme son compte personnel en 2022. Entre 2023 et 2024, elle se retrouve sans aucune institution bancaire traditionnelle, survivant tant bien que mal avec des services comme COO, qui ne permettent ni virements internationaux ni paiement de factures ou d’impôts.
Hélène Boudreau
En 2024, l’Agence du revenu du Canada la contacte pour réclamer 200 000 $ en impôts impayés. Sans compte bancaire, elle ne peut tout simplement pas effectuer ce paiement, malgré sa volonté de respecter ses obligations fiscales. Elle raconte avoir littéralement pleuré dans une banque, suppliant qu’on l’accepte comme cliente. Une institution aurait finalement accepté de l’aider, lui permettant d’envoyer les 200 000 $ requis.
Selon ses explications, toutes les banques la refusent à cause de la nature de son travail, qu’elle qualifie de « haut risque » sans entrer dans les détails, mentionnant simplement qu’il s’agit de contenu pour adultes en ligne, légal mais stigmatisé. Elle a tenté d’ouvrir des comptes dans plusieurs pays, y compris en Suisse, mais essuie refus sur refus. Même les services spécialisés atteignent leurs limites face aux volumes d’argent qu’elle génère.
Le cœur du problème réside dans l’impossibilité de déposer ses revenus sans risquer la fermeture immédiate de son compte. Si elle lie ses comptes personnels à ses activités professionnelles, les banques ferment automatiquement. Elle se retrouve donc coincée : trop d’argent pour les plateformes spécialisées, trop « risquée » pour les banques traditionnelles. « Je crush out en coulisse », confie-t-elle, avouant ne plus savoir vers qui se tourner.
Hélène Boudreau
Hélène Boudreau lance un appel à l’aide sincère : que font les créateurs de contenu américains qui génèrent des millions chaque année ? Comment gèrent-ils leurs finances sans se faire fermer leurs comptes ? Pour l’instant, elle cherche désespérément une institution prête à examiner son dossier sans jugement, lui permettant de continuer ses activités tout en payant ses impôts et ses factures.
@heleneboudreauofficial
