Noah, investisseur immobilier québécois bien connu sur TikTok sous le nom @noahlinvestisseur1, vient de partager une réalité que vivent des centaines de propriétaires dans la province : l’enfer du stationnement partagé.
Dans une vidéo récente, il explique avoir enfin reçu ses pancartes « NO PARKING » après des mois de frustration.

Le cœur du problème ? Deux immeubles voisins se partagent une entrée commune, et les visiteurs des locataires — amis, famille, chums qui couchent là — ont pris l’habitude de se garer n’importe où, entre les deux bâtiments. Résultat : des voitures collées sur les immeubles, une allée centrale complètement obstruée, et des locataires qui appellent leur proprio à minuit ou 1h du matin parce qu’ils ne peuvent ni entrer ni sortir du parking.
« Là, je suis obligé d’acheter des pancartes no parking. Non, mais c’est débile pareil. C’est ça le propriétaire », lance-t-il avec ce mélange d’exaspération et de résignation que tout investisseur immobilier reconnaîtra immédiatement.
Dans les commentaires, les questions fusent. Une internaute demande : « Si personne écoute la pancarte, c’est quoi le plan ? » La réponse de Noah est sans équivoque : « On fait remorquer. »
Au Québec, la gestion du stationnement locatif est encadrée par des règles strictes. Le Tribunal administratif du logement précise que lorsqu’une place de stationnement est incluse dans le bail, elle devient un accessoire au contrat de location. Pour modifier ces droits, le propriétaire doit suivre le mécanisme de modification du bail prévu au Code civil.
Les règlements d’immeubles types stipulent clairement que les locataires et leurs visiteurs ne doivent pas se stationner en dehors des zones définies. « Il est interdit de stationner votre voiture ou de laisser stationner vos visiteurs en dehors des zones de stationnement définies », lit-on dans plusieurs règlements. Si aucun espace visiteur n’est disponible, ces derniers doivent se garer dans la rue.

La réalité, c’est que les propriétaires ont la responsabilité de maintenir l’accès aux voies de circulation et aux urgences. Quand les locataires appellent à 1h du matin parce qu’ils sont bloqués, c’est le proprio qui doit régler le problème — d’où l’achat de ces pancartes qui, avoue-t-il, semblent « débiles » mais s’avèrent nécessaires.
Cette situation illustre parfaitement le quotidien des investisseurs immobiliers au Québec : constamment à naviguer entre le bon sens (« soyons conciliants », comme certains le suggèrent) et les contraintes pratiques (des voitures qui bloquent les accès). Comme le note un commentateur, certains anciens propriétaires conseillaient même d’être tolerants envers les gens qui n’ont « pas d’affaire sur son terrain » — une approche qui, visiblement, ne fonctionne plus.
Parce qu’après tout, c’est ça aussi, être propriétaire : acheter des pancartes qu’on n’aurait jamais voulu acheter, pour régler des problèmes qu’on n’aurait jamais voulu avoir.
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